Montreuil-sur-Mer

Les Monuments Religieux


Patrimoine Religieux

1. L'abbatiale Saint-Saulve
2. Le mobilier de l'abbatiale
3. L'orgue de Saint-Saulve
4. Le trésor d'art sacré
5. L'hôtel-Dieu
6. L'abbaye Sainte-Austreberthe
7. L'église Saint-Wulphy
8. L'ancien orphelinat
9. L'église Saint-Josse-au-Val
10. Le cimetière Saint-Justin

photo abbatiale Saint-Saulve 1. L'abbatiale Saint-Saulve
Montreuil-sur-Mer doit son nom à un monastère dont la fondation à la fin du VIe siècle est traditionnellement attribuée à Saulve, évêque d’Amiens. L'emplacement de l'abbaye Saint-Saulve est occupé par une communauté religieuse au début du Xème siècle. Les moines bretons de Landevennec, fuyant les invasions normandes, ont trouvé refuge derrière les murs de Montreuil-sur-Mer entre 913 et 926. Avec l'aide du comte de Montreuil, Helgaud II, ils édifient un monastère patronné par le saint fondateur de leur abbaye bretonne, Guénolé appelé ici Walloy.
photo mobilier de l'abbatiale 2. Le mobilier de l'abbatiale
L'église abbatiale Saint-Saulve perd son mobilier le 30 septembre 1793 dans un autodafé organisé par le conventionnel André Dumont en mission à Montreuil-sur-Mer. C'est cependant elle qui devient la seule paroisse de la ville lors du Concordat de 1801. Pour lui redonner son ancien éclat et les éléments nécessaires à la liturgie, de nombreux objets mobiliers provenant des anciennes églises ou chapelles, de couvents désormais fermés sont récupérés afin de remplacer les pièces disparues. D'autres seront des créations du XIXe siècle.
photo orgue de Saint-Saulve 3. L'orgue de Saint-Saulve
L'orgue de l'abbatiale Saint-Saulve de Montreuil-sur-Mer fut construit en 1806 par l'un des frères Guillemant. En 1841, les frères basiliens de Valloires (Sommes), installés facteurs d’orgues, modernisèrent l'instrument.
Ce meuble est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Depuis 1982, à l'initiative de Albert Leroy et Bernard Saison, une association veille à la sauvegarde et à la mise en valeur de l'orgue de l'abbatiale.
photo trésor d'art sacré 4. Le trésor d'art sacré
La ville de Montreuil-sur-Mer a construit sa réputation de ville de pèlerinage sur la possession de nombreuses reliques. Le trésor actuel provient en fait de l'ancienne abbaye Sainte-Austreberthe. Les reliques les plus anciennes ont probablement été ramenées de l'abbaye normande de Pavilly.
La pièce la plus ancienne et la plus prestigieuse est la crosse de sainte Austreberthe taillée dans un bois de chêne daté de la fin de VIIe siècle et probablement décoré au XIIe siècle. A ces reliquaires, s'ajoutent quelques calices, ciboires, burettes et rochets, ainsi qu'un très bel ensemble signé de l'orfèvre lyonnais Armand Calliat. Ces pièces constituent l'un des plus riches trésors d'art sacré du nord de la France.
photo hôtel-Dieu 5. L'hôtel-Dieu
L'hôtel-Dieu fut fondé à l'orée du XIIIe siècle par Gauthier de Montreuil, site de Maintenay, sous le billet de saint Nicolas, protecteur des affligés. En août 1467, la chapelle primitive s'effondra comme les autres églises de la ville. Le sanctuaire fut rebâti et consacré en 1475 sous l'administration talentueuse de maître Guillaume Poullain. Pillé mais non détruit lors de la mise à sac de la ville par les Espagnols en juin 1537. Durant la Révolution, les statues du portail de la chapelle ne furent pas épargnées. Peu pratique, sans commodité et en proie à l'outrage du temps, l'hospice fut entièrement reconstruit lors du règne de Napoléon III et fut inauguré par les autorités locales le 6 décembre 1857. La chapelle quant à elle, fut restaurée, ou plutôt réédifiée de 1871 à 1874 par Clovis Normand, brillant disciple de Viollet-le-Duc.
photo abbaye Sainte-Austreberthe 6. L'abbaye Sainte-Austreberthe
Jusqu'en 1792, l'abbaye a occupé la surface comprise entre la porte Becquerelle appelée autrefois rue du Loup Ver, la rue Sainte Austreberthe et les remparts. Derrière les murs de clôture, cet espace était divisé en quatre parties : le plant, la plaine, le jardin et les bâtiments conventuels. Le plant est aujourd'hui occupé par la résidence dite des tabacs par allusion à l'entrepôt construit vers 1860. La plaine a laissé place vers 1884-1886 à l'école Militaire Préparatoire d'Infanterie. Deux plaques commémoratives rappellent le séjour des enfants de troupe entre 1884 et 1924. Jardin et bâtiments claustraux ont constitué l'assiette du collège Sainte-Austreberthe puis de l'Ecole Primaire Supérieure avant que celle-ci ne soit transformée en collège puis en lycée.
photo église Saint-Wulphy 7. L'église Saint-Wulphy
L'église Saint-Wulphy se caractérise par une grande sobriété ornementale et un plan compact à transept légèrement saillant d'où émerge un chevet polygonal.
La construction de l'église paroissiale Saint-Wulphy débute en 1492. En 1537, le siège de la ville dirigé par les armées de Charles Quint provoque le rétrécissement de l'enceinte. La paroisse est réduite à la zone protégée par le nouveau rempart. Le couvent des Carmes, devenu extra-muros, est condamné à la destruction.
L'église est aujourd'hui le siège du conseil des Prud'hommes.
photo ancien orphelinat 8. L'ancien orphelinat
L'hôpital des Orphelins est situé à l'extrémité de la rue du Paon. Très tôt cette rue a eu pour vocation d'accueillir les enfants abandonnés. La chapelle de l'orphelinat est une construction éclectique. La façade est de type classique, mais l'édifice est éclairé par des fenêtres ogivales qui appartiennent au style gothique.
Le bâtiment est actuellement occupé par l'école maternelle, la bibliothèque et l'école de musique.



9. L'église Saint-Josse-au-val
La plus ancienne mention de l'église Saint-Josse-au-Val date de 1042. On ignore la date de construction de cet édifice. Dédiée à saint Josse, l'église s'est dotée en 1899 d'un très beau maître-autel en marbre de Carrara, sculpté par Louis Noël, sur lequel sont reproduites deux scènes de la légende de ce saint ermite. Intimement liée au quartier de la ville basse de Montreuil-sur-Mer, cette paroisse est certainement l'une des plus anciennes de la ville.
photo cimetière Saint-Justin 10. Le cimetière Saint-Justin
Le cimetière fut créé au début du XIXe siècle ; une des plus anciennes tombes, celle du marquis De la Pasture, porte la date de 1826. Avec ses deux axes principaux bien orientés, à partir desquels s'articulent huit grands quartiers, le plan du cimetière ressemble à celui d'une ville idéale. Au sud, l'entrée principale ouvre la voie vers le caveau provisoire ; à l’est un gigantesque calvaire ; à l’ouest le monument des anciens combattants 1914-1918.
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